Le myélogramme
Le myélogramme est l'examen cytologique de la moelle osseuse obtenue par ponction, généralement au niveau du sternum ou de l'épine iliaque postéro-supérieure. Il permet une étude morphologique précise des cellules médullaires et de leur équilibre quantitatif.
La qualité du myélogramme dépend avant tout de la qualité du prélèvement et de l'étalement. Un frottis correctement réalisé doit être riche, bien étalé, sans amas excessifs ni écrasement cellulaire.
1 – Technique du prélèvement
Le prélèvement de moelle est réalisé au moyen d’un trocart spécial. La ponction sternale se fait le plus souvent au niveau du manubrium sternal. Chez l’adulte, la ponction iliaque est également possible, notamment en cas d’impossibilité sternale ou lorsqu’une biopsie osseuse est envisagée dans le même temps.
La moelle est aspirée dans une seringue. Le prélèvement doit être effectué rapidement et en faible quantité afin d’éviter une dilution excessive par le sang périphérique.
2 – Réalisation des frottis
Dès l’aspiration, plusieurs étalements doivent être effectués rapidement sur lames. La moelle coagule facilement et les cellules se déforment vite. Les fragments médullaires visibles à l’œil nu sont particulièrement intéressants car ils sont plus représentatifs de la richesse de la moelle que le sang qui les entoure.
3 – Lecture du myélogramme
La lecture du myélogramme commence au faible grossissement afin d’apprécier la richesse globale, la présence de fragments médullaires, de mégacaryocytes, de cellules graisseuses et d’éventuels amas anormaux.
On passe ensuite à l’examen au fort grossissement pour analyser en détail les différentes lignées cellulaires, leur degré de maturation, et rechercher d’éventuelles anomalies morphologiques.
4 – Éléments particuliers à rechercher
Le myélogramme doit préciser :
- la richesse médullaire,
- la représentation relative des lignées,
- la qualité de maturation des différentes séries,
- la présence de mégacaryocytes,
- la présence éventuelle de cellules anormales ou métastatiques,
- la proportion de blastes s’il en existe.
5 – Compte rendu
Le compte rendu du myélogramme doit être synthétique mais précis. Il décrit la richesse médullaire, l’équilibre des lignées, le degré de maturation cellulaire et toutes les anomalies utiles au diagnostic.
Lorsque cela est nécessaire, le myélogramme doit être complété par d’autres examens : cytochimie, immunophénotypage, cytogénétique, biologie moléculaire ou biopsie ostéo-médullaire.